Wimbledon: Denis Shapovalov sâincline dans la douleur – TVA Sports
LONDRES | Denis Shapovalov est resté sur le court 2 jusqu’à la fin, soutenu par la foule anglaise qui comprenait en le voyant boîter que quelque chose ne tournait vraiment pas rond. Parce que, comme on lui a appris: «Si tu embarques sur le terrain, tu n’en sors pas, sauf si tu es incapable de marcher.»
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Le Canadien a même contesté la dernière décision du match, l’un de ses coups qui étaient clairement derrière la ligne de fond. Mais, diminué physiquement, lui qui est touché au genou gauche depuis l’an passé, Shapovalov n’a pu prendre la mesure du surprenant Roman Safiullin, qui l’a battu 3-6, 6-3, 6-1 et 6-3, dimanche à Wimbledon.
Ce fameux genou blessé – dont il n’a pas voulu dévoiler la nature exacte du mal — aura donc donc tenu bon assez longtemps pour mener le 26e favori jusqu’en ronde des 16. Et ce, même s’il avait été contraint par la pluie à jouer quatre jours sur cinq entre lundi et vendredi dernier.
Mais pas assez pour que Shapovalov puisse atteindre son premier quart de finale dans un tournoi majeur en un an et demi, soit depuis les Internationaux d’Australie 2022, où Rafael Nadal lui avait montré la porte de sortie.
«Je ne pouvais plus vraiment marcher»
Car dès qu’il s’est présenté sur le terrain, dimanche contre l’inattendu Safiullin, 92e mondial et qui en est à sa première présence au All England Club, «Shapo» a eu mal.
L’Ontarien de 24 ans a tenté de le cacher pendant une manche. Mais dès la deuxième, ses déplacements ont commencé à être plus laborieux. Au troisième set, il a commis six doubles fautes et appelé le physiothérapeute quand il tirait de l’arrière 4-1. Ce dernier lui a donné des cachets, sauf que ça n’a rien changé.
«Plus je ressentais de la fatigue dans mes muscles fessiers, autour du genou, dans les quadriceps, plus ç’avait un impact sur mon genou», a expliqué le 29e mondial en conférence de presse, précisant cependant que le risque d’aggraver sa blessure était faible.
«Et plus le match avançait, plus ça devenait insoutenable, a-t-il continué. […] À la fin, je ne pouvais plus vraiment marcher, alors jouer…»
Une blague, mais beaucoup de déception
Devant les journalistes, Shapovalov a caché sa déception de voir son corps le lâcher par une blague, dès son entrée dans la salle de conférence de presse.
Après s’être vu réserver des salles secondaires depuis le début de la quinzaine, «Shapo» s’était vu décerner la «room 2» dimanche, un peu moins exiguë que les premières.
«Ah, il fallait que je me blesse pour avoir une plus grande salle!» a-t-il dit en riant.
Mais sa première déclaration était beaucoup moins joviale: «Sans rien enlever à Roman, qui a très, très bien joué, j’aimerais retrouver la santé bientôt. J’espère pouvoir régler le problème avec mon genou.»
Pas plus que celle-ci, alors qu’il était questionné sur sa décision de jouer sur terre battue et à Wimbledon, malgré le mal: «Je suis heureux d’avoir pris cette décision. J’ai obtenu un résultat décent à Roland-Garros [une défaite au troisième tour] puis ici. Mais c’est un enjeu que je dois régler, parce que, clairement, je ne gagnerai pas de tournois avec cette douleur.»
